Sorti en 1977, La 7ème Compagnie au clair de lune est une comédie de Robert Lamoureux. Ce troisième volet clôt la trilogie culte en plongeant Chaudard, Pithiviers et Tassin dans la Résistance sous l’Occupation.
La 7ème Compagnie au clair de lune : analyse, coulisses et secrets du film culte
Sorti sur les écrans en 1977, La 7ème Compagnie au clair de lune clôture avec panache la trilogie militaire orchestrée par Robert Lamoureux. Après les déboires de la débâcle de juin 1940 dans les forêts françaises puis les cavales burlesques en uniforme allemand, ce troisième volet opère une rupture de ton. On quitte la ligne de front pour explorer la vie civile sous la botte de l’Occupation.
Portée par le trio légendaire Pierre Mondy, Jean Lefebvre et Henri Guybet, cette comédie populaire détourne les codes du film de guerre pour transformer la médiocrité quotidienne et la lâcheté ordinaire en ressorts comiques irrésistibles.
Les autres opus de la trilogie de la 7eme Compagnie de Robert Lamoureux :
Fiche technique et repères de production
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Titre original : La 7ème Compagnie au clair de lune (parfois orthographié La Septième Compagnie au clair de lune)
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Réalisation : Robert Lamoureux
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Scénario et dialogues : Robert Lamoureux et Jean-Marie Poiré
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Date de sortie en salles : 7 décembre 1977
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Genre : comédie, guerre, vaudeville
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Durée : 1 h 18 min
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Distribution principale :
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Pierre Mondy : sergent-chef Paul Chaudard
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Jean Lefebvre : soldat Pithiviers
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Henri Guybet : soldat Tassin
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Gérard Jugnot : Gaston Gorgeton, beau-frère de Chaudard
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Patricia Karim : Suzanne Chaudard
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André Pousse : Lambert, chef local de la Milice
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Jean Carmet : Monsieur Albert, le passeur
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Gérard Hérold : commandant Gilles, chef du réseau Attila
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Synopsis complet : la mécanique du quiproquo sous l’Occupation
L’intrigue débute à la fin de l’année 1942, en pleine zone occupée. Les soldats ont été démobilisés. Paul Chaudard a réintégré son quotidien bourgeois et gère sa quincaillerie de province, censée se trouver à Vesoul. Son seul objectif consiste à traverser la guerre sans encombre, en évitant les ennuis avec les troupes allemandes comme avec Lambert, le redoutable représentant local de la Milice.
L’équilibre précaire vole en éclats lorsque ses anciens compagnons d’armes, Pithiviers et Tassin, débarquent à l’improviste pour se remémorer le régiment. Chaudard ignore un détail capital : sa propre maison sert de base arrière clandestine. Son épouse Suzanne et son beau-frère Gaston cachent le commandant Gilles, chef local du réseau de Résistance Attila, directement dans la cave.
Les malentendus s’enchaînent sur un tempo de vaudeville :
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Le faux adultère : Tassin intercepte des échanges codés entre Suzanne et un inconnu à travers un soupirail. Persuadé d’assister à une trahison conjugale, il alerte Chaudard au lieu d’identifier un réseau de maquisards.
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Le parachute égaré : au cours d’une partie de braconnage nocturne destinée à poser des collets, Chaudard agite une lanterne. L’aviation alliée prend ce signal lumineux pour le balisage d’une zone de largage. Un avion s’écrase sur les collines, la patrouille allemande intervient et les trois compères précipitent la carcasse de l’appareil sur un convoi ennemi.
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L’engrenage terroriste : le portefeuille de Chaudard ayant été retrouvé sur les lieux de l’explosion, le quincaillier et ses amis sont classés parmi les plus dangereux saboteurs de la région.
Dès lors, pris en tenaille entre la Milice de Lambert et les officiers allemands, le trio n’a d’autre choix que d’endosser malgré lui le rôle de héros de la Résistance pour sauver sa peau.
Une distribution d’orfèvres du cinéma populaire
Le succès durable de La 7ème Compagnie au clair de lune repose sur une direction d’acteurs millimétrée, enrichie par les dialogues ciselés de Robert Lamoureux et Jean-Marie Poiré.
Un trio vedette rodé
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Pierre Mondy (Chaudard) : il campe à la perfection le petit commerçant légaliste, lâche par confort, consterné par la bêtise de ses subordonnés mais contraint de composer avec le chaos.
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Jean Lefebvre (Pithiviers) : son jeu tout en candeur et en lenteur crée un contrepoint hilarant. Il incarne l’incompétence heureuse, capable de faire avorter une infiltration par pure maladresse enfantine.
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Henri Guybet (Tassin) : installé durablement dans le rôle après le départ d’Aldo Maccione, il instille une énergie physique et un regard ahuri qui cimentent le groupe.
Des seconds rôles mémorables
Le long-métrage gagne en densité grâce à une galerie de personnages secondaires remarquablement écrits :
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André Pousse évite la caricature bouffonne. En prêtant ses traits sévères et sa diction coupante au milicien Lambert, il insuffle une menace tangible qui renforce l’enjeu dramatique.
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Jean Carmet livre une prestation mémorable en Monsieur Albert, passeur exténué par l’amateurisme des fugitifs.
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Gérard Jugnot apporte une fébrilité comique communicative dans le rôle du beau-frère Gaston, partagé entre la peur panique de la Gestapo et les exigences de la clandestinité.
Box-office : quel succès pour le film ?
Le troisième chapitre de la franchise rassemble 2 233 710 spectateurs dans les salles françaises en 1977 selon les relevés officiels du CNC.
Bien que ce total soit inférieur aux scores records de Mais où est donc passée la septième compagnie ? (3,9 millions d’entrées en 1973) et d’On a retrouvé la septième compagnie (3,7 millions d’entrées en 1975), le long-métrage confirme l’attrait massif de la marque. Sur l’ensemble des trois films, la trilogie cumule près de 10 millions d’entrées au cinéma, avant de devenir l’un des programmes les plus multidiffusés et fédérateurs de l’histoire de la télévision française.
Lieux de tournage : où a été tourné le film ?
Contrairement à l’intrigue qui situe l’action en Haute-Saône, l’équipe technique a mobilisé des extérieurs situés en Île-de-France et en Bretagne.
| Décor dans l’histoire | Lieu réel de tournage | Département |
| Quincaillerie Chaudard | Centre-ville pavé de Brie-Comte-Robert | Seine-et-Marne (77) |
| Kommandantur | Mairie de Maule | Yvelines (78) |
| Poursuite industrielle | Sablières de la Seine | Yvelines (78) |
| Port d’embarquement vers l’Angleterre | Port de Dahouët (Pléneuf-Val-André) | Côtes-d’Armor (22) |
| Littoral de l’évasion finale | Plage des Vallées / Baie de Saint-Brieuc | Côtes-d’Armor (22) |
Le port de Dahouët et son quai des Terre-Neuvas offrent l’écrin parfait pour la dernière partie maritime. L’erreur d’orientation de Tassin et Pithiviers ramène le chalutier directement vers la côte occupée, avant qu’une mine marine dérivante ne pulvérise la vedette de la Milice dans un fracas libérateur.
Foire aux questions
Quels sont les trois films de la 7e compagnie ?
La saga cinématographique créée par Robert Lamoureux comprend trois longs-métrages :
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La 7ème Compagnie au clair de lune (1977)
Quelle est la réplique culte de la saga « La 7ème Compagnie » ?
Si le premier film a popularisé le célèbre « Le fil rouge sur le bouton rouge, le fil vert sur le bouton vert » et le principe du « glissade chef ! », ce troisième chapitre regorge d’échanges d’anthologie, à commencer par le mythique mot de passe répété à voix basse : « J’ai un message du chef d’escadrille ».
Pourquoi Aldo Maccione ne joue-t-il pas Tassin ?
Aldo Maccione a incarné le soldat Tassin dans le premier volet de 1973. À la suite de désaccords artistiques et financiers avec la production et Robert Lamoureux lors du tournage, le comédien a claqué la porte de la franchise. Le rôle a ensuite été confié à Henri Guybet dès le deuxième volet.
Où se trouve la vraie quincaillerie de Chaudard ?
La boutique de Paul Chaudard n’a jamais été filmée à Vesoul. Les prises de vue de la vitrine, de la ruelle pavée et de la cave ont été tournées en région parisienne, au cœur de la commune de Brie-Comte-Robert.
Quels sont les avis sur le film « La Septième Compagnie au clair de lune » ?
Le public et la critique saluent un divertissement populaire solide, rythmé et riche en répliques incisives. Même si une partie des cinéphiles exprime une préférence pour l’énergie militaire brute du premier volet, ce troisième opus est largement réévalué pour sa satire fine de la collaboration provinciale, son écriture vaudevillesque et son refus du pathétique.
Le film est-il le dernier de la franchise ?
Oui. Malgré l’insistance des distributeurs pour lancer un quatrième épisode, Robert Lamoureux a choisi de clore définitivement le cycle en laissant ses héros voguer vers l’Angleterre, estimant avoir épuisé la formule comique de ses trois fantassins malgré eux.