On a retrouvé la 7ème Compagnie

on a retrouvé la 7eme compagnie

Sorti en 1975, On a retrouvé la 7ème Compagnie est une comédie de Robert Lamoureux. Deuxième volet de la trilogie, le film met en scène les évasions burlesques de Chaudard, Pithiviers et Tassin déguisés en officiers.


On a retrouvé la 7ème Compagnie : analyse, secrets et coulisses du classique de Robert Lamoureux

Sorti en salles le 10 décembre 1975, On a retrouvé la 7ème Compagnie s’est hissé au rang de monument de la comédie populaire française. Deuxième chapitre d’une saga militaire mythique, ce volet fait le pont entre le succès inaugural de Mais où est donc passée la septième compagnie ? (1973) et l’épilogue civil de La Septième Compagnie au clair de lune (1977).

Maniant le quiproquo permanent, la maladresse salvatrice et le comique de répétition, Robert Lamoureux signe une suite vive, coécrite avec Jean-Marie Poiré, où les galons de hasard transforment des anti-héros malgré eux en évadés récidivistes.

Les autres opus de la trilogie de la 7eme Compagnie de Robert Lamoureux : 

Fiche technique et repères de production

  • Titre complet : On a retrouvé la 7ème compagnie ! (ou On a retrouvé la septième compagnie)

  • Réalisation : Robert Lamoureux

  • Scénario et dialogues : Robert Lamoureux et Jean-Marie Poiré

  • Musique originale : Henri Bourtayre

  • Direction de la production : Alain Poiré (Gaumont)

  • Date de sortie en salles : 10 décembre 1975

  • Genre : comédie militaire, aventure

  • Durée : 1 h 27 min (87 minutes)

  • Box-office France : 3 740 209 entrées

Synopsis complet : la débâcle vue par des officiers d’occasion

L’action reprend là où s’était nouée la débâcle de juin 1940. Le sergent-chef Chaudard (Pierre Mondy), flanqué de ses fidèles soldats Pithiviers (Jean Lefebvre) et Tassin (Henri Guybet), parvient brièvement à délivrer sa section à bord d’une dépanneuse allemande subtilisée. Mais la liberté est de courte durée : le colonel Blanchet (Robert Lamoureux), croyant stopper une unité ennemie, fait sauter un pont sur leur passage.

Tandis que la troupe retombe aux mains des troupes d’invasion, nos trois compères se jettent à l’eau pour réparer leur engin, manquent de se noyer et finissent recueillis en caleçon par la Mère Crouzy (Jackie Sardou). Cette dernière leur fournit les seuls vêtements civils ou militaires sous la main : de superbes tenues d’officiers abandonnées.

Arrêtés peu après, les trois compères sont pris pour de véritables gradés de l’armée française. Conduits dans un château réquisitionné où l’état-major est gardé sous haute surveillance, Chaudard et ses hommes doivent maintenir l’illusion. Face au capitaine Dumont (Pierre Tornade) et aux colonels captifs, ils découvrent un réseau de passages secrets. Mais une maladresse de Tassin provoque un effondrement forestier qui condamne la galerie derrière eux.

Les officiers doivent faire demi-tour vers le château, tandis que le trio se retrouve dehors, libre, prêt à enchaîner les fuites rocambolesques jusqu’au sabotage d’un convoi ferroviaire.

Distribution : l’alchimie du trio et la galerie de gradés

Le long-métrage brille par son sens du tempo et ses face-à-face mémorables :

Acteur Rôle Caractérisation

Pierre Mondy

Sergent-chef Paul Chaudard

Chef anxieux, soucieux des règlements mais toujours dépassé

Jean Lefebvre

Soldat Pithiviers

La naïveté proverbiale, nonchalant et gaffeur compulsif

Henri Guybet

Soldat Tassin

Rusé, volontaire mais auteur des pires bévues de terrain

Pierre Tornade

Capitaine Dumont

Supérieur autoritaire, médusé par les évasions du trio

Robert Lamoureux

Colonel Blanchet

Officier pyrotechnicien obstiné qui fait tout sauter

Bernard Dhéran

Colonel Voisin

Cadre d’état-major prisonnier au château

Jackie Sardou

La Mère Crouzy

Fermière au franc-parler qui rhabille le trio

Michel Modo

Le soldat allemand

L’inoubliable militaire qui ordonne le fameux « Groupir ! »

Érik Colin

Lieutenant Duvauchel

Compagnon d’évasion initial du convoi

Les secrets de tournage et anecdotes de production

Le tournage d’On a retrouvé la 7ème Compagnie a été marqué par plusieurs faits méconnus du grand public :

  • Un tournage glacial dans la rivière : la séquence où les trois fuyards dérivent dans l’eau jusqu’au moulin a exigé huit jours de travail dans l’Epte. En dépit de la saison estivale, l’eau était glaciale et le courant particulièrement violent, contraignant les techniciens à immerger des câbles métalliques pour que les acteurs puissent progresser sans être emportés.

  • La locomotive sauvée de la casse : la machine à vapeur visible dans les scènes ferroviaires finales est la locomotive 140-C-38. Alors menacée d’être ferraillée, cette pièce historique a été préservée grâce aux besoins du film avant d’être restaurée par une association ferroviaire.

  • L’acteur aux deux uniformes : Robert Dalban campe ici le colonel Bricard. Pourtant, dans le film de 1973, il incarnait un fermier civil recueillant les soldats sur sa charrette.

  • Un pont bâti pour la destruction : le pont d’ouverture, détruit par l’artificier Blanchet dès les premières minutes, a été entièrement édifié par l’équipe des décors pendant un mois, uniquement pour être pulvérisé lors de la prise de vue.

Lieux de tournage : quel est le château du film ?

L’équipe de Robert Lamoureux a privilégié des décors naturels et patrimoniaux situés principalement en Île-de-France et en Normandie :

  • Le château de Vigny (Val-d’Oise) : cette célèbre bâtisse de style néo-gothique a servi de cadre principal pour le camp d’internement des officiers français. Notons que le passage secret caché derrière la tapisserie murale est une pure invention de décorateur.

  • Le fort de Cormeilles-en-Parisis (Val-d’Oise) : les coursives militaires et les sous-sols obscurs de la forteresse ont servi à matérialiser les galeries d’évasion.

  • Gasny et l’Epte (Eure) : les environs de la rivière ont abrité la scène du moulin et la dérive en caleçon.

  • Sagy et Bray-et-Lû (Val-d’Oise) : ces villages d’Île-de-France ont servi de décor pour les traversées de convois militaires allemands.

  • Santenoge (Haute-Marne) : les abords des voies ferrées locales ont accueilli la séquence de la locomotive et de la brigade de réparation.

Foire aux questions

Quelle est la réplique culte de la saga « La 7ème Compagnie » ?

Si la saga regorge de formules historiques comme le célèbre « Le fil rouge sur le bouton rouge, le fil vert sur le bouton vert » issu du premier volet, ce deuxième épisode est immortalisé par le cri de rassemblement allemand répété par Michel Modo : « Groupir ! Restez groupir ! ».

Pourquoi Aldo Maccione ne joue pas dans On a retrouvé la septième compagnie ?

Aldo Maccione a quitté l’aventure après le succès du premier film à la suite de tensions sur le plateau avec le réalisateur Robert Lamoureux et Jean Lefebvre. L’acteur réclamait également une revalorisation substantielle de son cachet, ce qui lui a été refusé par le producteur Alain Poiré. Le personnage de Tassin a donc été confié à Henri Guybet, pour qui ce rôle a représenté le premier grand tremplin en tête d’affiche.

Qui est encore vivant dans la septième compagnie ?

La majorité des grandes figures de la saga nous ont quittés : Jean Lefebvre en 2004, Pierre Mondy en 2012, Pierre Tornade en 2012, Érik Colin en 2013 et Robert Lamoureux en 2011. En 2026, Henri Guybet (l’interprète de Tassin dans les volets 2 et 3) et Aldo Maccione (Tassin dans le film d’origine) comptent parmi les rares comédiens de la troupe encore vivants.

Quel est le château dans On a retrouvé la septième compagnie ?

Le château réquisitionné par les Allemands pour y retenir les gradés est le château de Vigny, situé dans le département du Val-d’Oise. Cet édifice historique a accueilli de nombreux tournages du cinéma français, notamment Les Barbouzes.